Catégorie : Carnet de Bangkok

Conseils pratiques pour découvrir Bangkok, par Mr Schaka

  • Bangkok en 3 jours : l’itinéraire pour voir l’essentiel sans s’épuiser

    Bangkok en 3 jours : l’itinéraire pour voir l’essentiel sans s’épuiser

    Bangkok est trop grande pour être « faite ». Mais en trois jours bien organisés, on voit l’essentiel sans s’épuiser. Le secret : regrouper les visites par quartier et respecter le rythme de la ville. Visites tôt le matin, pause au frais aux heures chaudes, sorties en fin de journée.

    Jour 1 : la vieille ville et le fleuve

    • 8 h 30 : le Grand Palais et Wat Phra Kaew, dès l’ouverture. À 10 h, les groupes déferlent et la chaleur monte. Comptez 2 à 3 heures et 500 THB.
    • Fin de matinée : Wat Pho, juste au sud, et son immense Bouddha couché recouvert de feuilles d’or. Beaucoup le préfèrent au Grand Palais : moins bondé, plus vivant.
    • Midi : déjeuner rapide dans une cantine de Tha Tien, puis un massage à l’école de Wat Pho, la plus célèbre du pays.
    • Après-midi : pause climatisée au Museum Siam, puis le bac pour Wat Arun, en face.
    • Soir : coucher de soleil depuis un toit de Tha Tien, dîner à Banglamphu et balade sur Khao San Road.

    Attention : le code vestimentaire du Grand Palais est strictement appliqué : épaules et genoux couverts, pas de vêtements moulants ou déchirés. Et si quelqu’un vous dit près de l’entrée que « le palais est fermé aujourd’hui », c’est une arnaque : allez vérifier vous-même.

    Jour 2 : les canaux et Chinatown

    • Matin : balade en bateau à longue queue sur les canaux de Thonburi, sur la rive ouest, puis Wat Paknam et son grand bouddha.
    • Après-midi : les ruelles de Talat Noi et de Song Wat, d’anciens entrepôts devenus cafés et galeries, puis Wat Traimit et son Bouddha d’or.
    • Soir : dîner itinérant à Yaowarat, la grande rue de Chinatown, de stand en stand.

    Jour 3 : le Bangkok moderne

    • Matin : la maison de Jim Thompson, un ensemble de maisons traditionnelles en teck, puis le BACC, le centre d’art contemporain.
    • Midi : le food hall de Siam Paragon.
    • Après-midi : shopping à Siam et Ratchaprasong, le sanctuaire d’Erawan, puis le parc Lumpini et ses varans.
    • Soir : un rooftop et un dîner à Sukhumvit ou Thonglor.

    Et si vous restez plus longtemps ?

    Pour un séjour de cinq jours, ajoutez une journée Chatuchak, le plus grand marché du week-end d’Asie (un samedi ou un dimanche), avec les cafés d’Ari l’après-midi et un marché de nuit le soir. Puis une excursion : Ayutthaya pour l’histoire, le marché sur la voie ferrée de Maeklong et Amphawa pour les marchés, ou Bang Krachao à vélo pour la nature.

    Les conseils pour tenir le rythme

    • Le premier jour après un long vol, ne programmez rien de difficile : une balade au bord du fleuve, un bateau au coucher du soleil, un premier repas de rue.
    • Faites la pause de midi dans un lieu climatisé : musée, centre commercial ou hôtel.
    • Pour passer d’un quartier à l’autre, combinez BTS, MRT et bateau plutôt que le taxi aux heures de pointe.
    • Buvez beaucoup, et gardez un foulard dans le sac pour couvrir les épaules dans les temples.

    Bon à savoir : pendant les funérailles royales de la reine mère Sirikit, du 15 au 19 décembre 2026, la vieille ville connaîtra des fermetures de routes et le Grand Palais des horaires modifiés. Renseignez-vous auprès de votre hôtel.

    Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

    Pour aller plus loin

    Le guide pratique de Mr Schaka propose des itinéraires de l’escale de 24 heures à la semaine complète, en famille ou à un rythme tranquille, et décrit chaque quartier en détail.

  • Que manger à Bangkok ? Les plats à goûter et les conseils street food

    Que manger à Bangkok ? Les plats à goûter et les conseils street food

    On vient à Bangkok pour ses temples. Beaucoup y reviennent pour sa cuisine. Ici, on mange aussi bien, sinon mieux, sur un tabouret en plastique pour 60 bahts que dans un restaurant étoilé. La preuve : la question « Kin khao rue yang ? », « tu as mangé ? », sert de « comment ça va ? ».

    Les plats à goûter absolument

    • Pad kra pao : porc ou poulet haché sauté au basilic sacré et au piment, sur du riz, avec un œuf frit. Le vrai plat du quotidien des Thaïlandais.
    • Pad thaï : nouilles de riz sautées au tamarin, œuf, tofu, cacahuètes. Le plus connu des étrangers.
    • Khao man gai : poulet poché sur un riz cuit dans le bouillon, sauce au gingembre. Réconfortant.
    • Tom yum goong : soupe aigre et épicée aux crevettes, citronnelle et galanga.
    • Som tam : salade de papaye verte pilée au mortier, emblème de l’Isan, le Nord-Est.
    • Gai yang et moo ping : poulet grillé et brochettes de porc, avec du riz gluant qu’on roule en boulette entre les doigts.
    • Massaman : curry doux aux pommes de terre et aux cacahuètes, parfait pour commencer.
    • Khao niao mamuang : riz gluant à la mangue et à la crème de coco, le dessert roi, surtout de mars à juin.

    Pas trop épicé, s’il vous plaît

    Pour commander moins épicé, dites « mai phet » (pas épicé) ou « phet nit noi » (un tout petit peu). Méfiez-vous : le « peu épicé » thaï reste souvent vigoureux pour un palais européen. Si ça brûle, l’eau n’aide pas : mangez du riz blanc ou buvez quelque chose de sucré ou de lacté.

    Comment choisir un stand de rue

    • Suivez la foule : un stand où les Thaïlandais font la queue est un stand où c’est bon, et où les produits tournent vite.
    • Préférez les plats cuits devant vous et servis brûlants.
    • Les stands du matin et ceux du soir ne sont pas les mêmes : une rue change de visage au fil de la journée.
    • Beaucoup de stands ferment un jour par semaine, souvent le lundi.

    Faut-il s’inquiéter de l’hygiène ?

    Dans l’ensemble, non. La cuisine de rue de Bangkok est sûre, et les troubles digestifs du voyageur viennent plus souvent du changement d’alimentation, du piment et de la chaleur que d’une contamination. Lavez-vous les mains, évitez les fruits de mer restés au soleil et allez-y progressivement sur le piment les premiers jours. Les glaçons des vendeurs sont en général fabriqués industriellement avec de l’eau purifiée : ce sont les cylindres avec un trou au milieu.

    Les food courts : la street food au frais

    Au dernier étage ou au sous-sol des centres commerciaux, les food courts regroupent des stands de cuisine de rue dans un cadre climatisé, à peine plus cher que dans la rue. On achète une carte prépayée à l’entrée, et le solde non utilisé est remboursé. Les meilleurs : Pier 21 au Terminal 21, le food hall de Siam Paragon et SookSiam à Iconsiam.

    Quelques adresses mythiques

    • Jay Fai (vieille ville) : la cuisinière aux lunettes de plongée, étoilée Michelin pour son omelette au crabe. Cher pour un stand, attente très longue.
    • Thip Samai (près du Golden Mount) : le pad thaï enveloppé dans une fine omelette, depuis 1966.
    • Wattana Panich (Ekkamai) : une soupe de bœuf mijotée dans un chaudron qui, dit-on, n’a pas été vidé depuis des décennies.

    Les horaires changent : vérifiez avant de vous déplacer.

    Le dîner itinérant à Chinatown

    Le soir, Yaowarat se dévore de stand en stand, par petites portions : des nouilles roulées au poivre dans un bouillon poivré, des fruits de mer grillés, des crevettes géantes (au poids), du canard laqué sur du riz, des raviolis, et pour finir des boules de riz gluant au sésame dans un bouillon de gingembre chaud.

    Combien ça coûte ?

    • Plat de rue (pad thaï, riz sauté, soupe) : 50 à 100 THB
    • Repas dans un restaurant thaï classique : 150 à 400 THB
    • Café glacé thaï : 40 à 70 THB
    • Bière locale au 7-Eleven : 50 à 70 THB

    Bon à savoir : depuis décembre 2025, l’alcool se vend sans interruption de 11 h à minuit dans les commerces et les restaurants. Il reste interdit les jours de fêtes bouddhistes et d’élections, sauf dans certains hôtels.

    Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

    Pour aller plus loin

    Le chapitre « Manger à Bangkok » du guide de Mr Schaka détaille tous les plats, les règles de table, les meilleures adresses par quartier et un lexique pour commander. De quoi manger comme un habitant dès le premier soir.

  • Les arnaques à Bangkok : les connaître pour les éviter

    Les arnaques à Bangkok : les connaître pour les éviter

    Bangkok est une ville sûre : la criminalité violente contre les touristes y est rare, et l’on peut se promener tard le soir dans la plupart des quartiers. Les vrais risques sont ailleurs, dans les petites arnaques. Elles sont connues depuis des décennies, mais fonctionnent toujours. Toutes reposent sur la gentillesse apparente d’un inconnu qui vous aborde spontanément, en bon anglais, près d’un site touristique.

    1. « Le palais est fermé aujourd’hui »

    Près du Grand Palais, un homme bien habillé, parfois se présentant comme étudiant, professeur ou policier, vous annonce que le palais est fermé : cérémonie, jour férié, prière des moines… Il vous propose d’aller voir un autre temple, « le Bouddha chanceux », avec un tuk-tuk qu’il arrête pour vous à prix dérisoire. La visite se termine dans une bijouterie ou chez un tailleur.

    La parade : ne croyez personne. Allez vérifier vous-même à l’entrée officielle, rue Na Phra Lan. Le Grand Palais est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h 30 (dernière entrée), sauf lors de cérémonies royales annoncées.

    2. Le tuk-tuk à 20 bahts et les pierres précieuses

    Un chauffeur vous propose un tour de la ville pour 20 ou 50 THB. Il vous dépose dans une boutique de pierres précieuses où l’on vous explique, avec l’aide d’un « touriste » complice rencontré par hasard, que vous pouvez acheter des pierres détaxées et les revendre avec un gros bénéfice en Europe. Elles sont sans valeur ou largement surpayées. Des voyageurs y ont perdu des milliers d’euros.

    La parade : n’achetez jamais de pierres ou de bijoux pour « investir ». Un tuk-tuk ne travaille pas pour 20 bahts.

    3. Le taxi qui refuse le compteur

    Le chauffeur annonce un prix forfaitaire, deux à cinq fois supérieur au compteur. C’est fréquent près des sites touristiques, des hôtels de luxe et des quartiers de sortie.

    La parade : refusez poliment et prenez le taxi suivant, ou commandez un Grab ou un Bolt, au prix affiché d’avance.

    4. Les rabatteurs de l’aéroport

    Dans le hall des arrivées de Suvarnabhumi, des rabatteurs proposent un « taxi » ou une « limousine » à prix fixe. Un forfait de 1 000 ou 1 500 THB pour le centre-ville est une arnaque : au compteur, le trajet coûte 350 à 550 THB, plus 50 THB de supplément aéroport et les péages.

    La parade : allez directement aux bornes officielles du niveau 1, qui vous attribuent un taxi, ou commandez un Grab.

    5. Les faux sites TDAC

    La carte d’arrivée numérique obligatoire est gratuite, mais de nombreux sites copient le formulaire officiel et facturent 20 à 90 €. La parade : utilisez uniquement tdac.immigration.go.th. Même prudence pour les réservations d’hôtels et les billetteries : passez par les plateformes connues.

    Les autres pièges à connaître

    • Le faux bureau d’information touristique : les vrais bureaux de la TAT (Tourism Authority of Thailand) ne vendent rien et ne vous emmènent nulle part.
    • Le « cadeau » noué au poignet par un vendeur qui réclame ensuite de l’argent.
    • Les bars à hôtesses de certains quartiers, où l’addition s’envole : vérifiez les prix et votre note.
    • Le change dans la rue : utilisez uniquement les bureaux de change officiels.
    • Les faux moines qui demandent de l’argent : les vrais moines ne mendient pas d’argent, ils reçoivent des offrandes de nourriture le matin.

    Le vrai danger n’est pas une arnaque

    Deux pièges coûtent bien plus cher qu’un tuk-tuk trop curieux. D’abord la cigarette électronique, totalement interdite en Thaïlande : importation, vente et possession, avec à la clé forte amende, garde à vue, voire prison. Ensuite la circulation : on roule à gauche, les passages piétons sont rarement respectés et les motos roulent souvent à contresens. Regardez des deux côtés, toujours.

    Les numéros utiles

    • Police touristique (anglophone, 24 h/24) : 1155
    • Police : 191
    • Urgences médicales : 1669

    Bon à savoir : avant le départ, scannez votre passeport, votre contrat d’assurance et vos ordonnances, et envoyez-les dans votre boîte mail. En cas de vol, tout sera accessible depuis n’importe quel ordinateur.

    Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

    Pour aller plus loin

    Le chapitre « Sécurité, santé et lois » du guide de Mr Schaka détaille toutes les règles à connaître en 2026 : cannabis, alcool, documents d’identité, hôpitaux, ambassades. Pour voyager l’esprit tranquille.

  • Se déplacer à Bangkok : BTS, MRT, bateaux, taxis et Grab

    Se déplacer à Bangkok : BTS, MRT, bateaux, taxis et Grab

    Bangkok a longtemps rimé avec embouteillages monstres. C’est toujours vrai à l’heure de pointe, mais la ville dispose aujourd’hui d’un réseau ferré propre, climatisé et bon marché. La règle d’or : pour traverser la ville, prenez le train ; pour les derniers kilomètres, un taxi, un Grab ou vos jambes ; pour la vieille ville, le bateau.

    Le BTS, le métro aérien

    Inauguré en 1999, le Skytrain reste la colonne vertébrale du centre. Ses deux grandes lignes se croisent à Siam, la station centrale :

    • Ligne Sukhumvit (vert clair) : du nord (Mo Chit, Chatuchak) vers l’est, via Siam, Chit Lom, Asok, Phrom Phong, Thong Lo et Ekkamai.
    • Ligne Silom (vert foncé) : de National Stadium vers l’ouest du fleuve, via Siam, Sala Daeng et Saphan Taksin, la station de l’embarcadère principal.

    Comptez 17 à 65 THB le trajet selon la distance. Le pass d’une journée (150 THB) devient rentable à partir de quatre ou cinq trajets. Pour un séjour plus long, la carte rechargeable Rabbit s’achète aux guichets, sur présentation du passeport.

    Attention : le BTS n’accepte pas les cartes bancaires sans contact aux portiques. Achetez un ticket au distributeur ou utilisez une carte Rabbit.

    Le MRT, le métro souterrain

    La ligne bleue est, avec le BTS, la plus utile pour un visiteur : elle dessert Chatuchak, Sukhumvit (correspondance à Asok), Lumpini, Silom (correspondance à Sala Daeng), Chinatown (Wat Mangkon) et Sanam Chai, à deux pas de Wat Pho et du Grand Palais.

    Bonne nouvelle : le MRT accepte les cartes Visa et Mastercard sans contact. Il suffit de poser la carte ou le téléphone sur le lecteur à l’entrée et à la sortie. C’est la solution la plus simple pour un touriste.

    Bon à savoir : vous entendrez parler d’un tarif unique de 20 bahts. Il existe depuis octobre 2025, mais il est réservé aux citoyens thaïlandais inscrits avec leur numéro d’identité national. Les visiteurs paient le tarif normal.

    Le bateau, la plus belle autoroute de la ville

    Le fleuve Chao Phraya évite les bouchons et offre un panorama superbe sur les temples. La couleur du drapeau à l’arrière du bateau indique le service :

    • Drapeau orange : la ligne régulière, environ 20 THB, qui dessert la plupart des embarcadères touristiques.
    • Drapeau bleu : le bateau touristique commenté, environ 60 THB le trajet ou 300 THB le pass journée.

    Les embarcadères à retenir : Sathorn (correspondance BTS Saphan Taksin), Ratchawong (Chinatown), Tha Tien (Wat Pho, et le bac pour Wat Arun en face), Tha Chang (Grand Palais) et Phra Arthit (Khao San).

    Bon à savoir : pour une première découverte, prenez un bateau à drapeau orange de Sathorn à Phra Arthit en fin d’après-midi. Pour 20 bahts, vous verrez défiler le Mandarin Oriental, Wat Arun et le Grand Palais dans la lumière dorée. Attention, la plupart des bateaux s’arrêtent vers 18 h 30 – 19 h.

    Taxis, Grab et Bolt

    Les taxis au compteur sont partout : un voyant rouge indique qu’ils sont libres. La prise en charge est de 35 THB et une course en ville coûte généralement 60 à 200 THB, péages en plus. Exigez le compteur (« meter ») : si le chauffeur annonce un prix fixe, descendez et prenez le suivant.

    Les applications Grab et Bolt fonctionnent très bien. Le prix est affiché avant la commande et l’adresse est transmise au chauffeur : fini les problèmes de langue. Bolt est souvent un peu moins cher, Grab plus fiable aux heures chargées.

    Tuk-tuk et moto-taxi

    Le tuk-tuk est une expérience amusante pour un court trajet le soir, mais ni le moins cher ni le plus rapide. Négociez le prix avant de monter : comptez au moins 100 à 200 THB en centre-ville.

    Attention : un tuk-tuk qui propose un « tour de la ville » pour 20 ou 50 bahts vous emmènera surtout chez des bijoutiers et des tailleurs qui lui versent une commission. C’est l’une des plus vieilles arnaques de Bangkok.

    Les motos-taxis, avec leur chasuble orange numérotée, attendent à l’entrée des ruelles (10 à 50 THB). Parfaites pour échapper aux bouchons sur une courte distance. Exigez un casque.

    En résumé : quel transport choisir ?

    • Traverser la ville en journée : BTS ou MRT.
    • Aller dans la vieille ville : BTS jusqu’à Saphan Taksin puis bateau, ou MRT jusqu’à Sanam Chai.
    • Rentrer après minuit : Grab ou Bolt (le métro ferme vers minuit).
    • Avec de grosses valises : taxi ou Grab.
    • Pour le plaisir : bateau sur le fleuve, tuk-tuk le soir.
    Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

    Pour aller plus loin

    Le guide pratique de Mr Schaka détaille chaque ligne, chaque embarcadère et les trajets depuis les deux aéroports, avec un schéma du réseau. Tout pour circuler à Bangkok sans stress et sans se faire piéger.

  • Visa pour la Thaïlande en 2026 : formalités, TDAC et pièges à éviter

    Visa pour la Thaïlande en 2026 : formalités, TDAC et pièges à éviter

    Visa, carte d’arrivée numérique, passeport, argent : ce qu’il faut savoir avant de partir pour Bangkok, avec les règles en vigueur en 2026. Les formalités ont changé plusieurs fois ces dernières années, et beaucoup d’articles en ligne sont dépassés.

    Faut-il un visa pour la Thaïlande ?

    Non, pour un séjour touristique court. Depuis le 15 septembre 2026, les voyageurs belges, français, suisses, canadiens et luxembourgeois (parmi une soixantaine de nationalités) bénéficient d’une exemption de visa de 30 jours. Elle remplace le régime de 60 jours sans visa qui s’appliquait depuis juillet 2024.

    • Ce séjour peut être prolongé une fois, de 30 jours maximum, dans un bureau de l’immigration, avant l’expiration de votre droit de séjour. Comptez environ 1 900 THB ; l’accord reste à la discrétion de l’agent.
    • Les entrées par voie terrestre sous exemption de visa sont en principe limitées à deux par année civile.
    • Pour un séjour plus long (retraite, travail, études), il faut un visa demandé à l’avance sur le portail officiel e-Visa du gouvernement thaïlandais.

    Attention : ne vous fiez pas à un forum ou à un article ancien. Avant de réserver, vérifiez les règles à jour sur le site de l’ambassade royale de Thaïlande de votre pays ou sur le portail officiel e-Visa.

    Ce que l’agent d’immigration peut vous demander

    • un passeport valide au moins six mois après la date d’entrée ;
    • un billet de retour ou de continuation avant la fin de votre séjour autorisé ;
    • l’adresse de votre hébergement ;
    • plus rarement, une preuve de moyens financiers.

    La carte d’arrivée numérique (TDAC)

    Depuis mai 2025, la fiche papier remplie dans l’avion a disparu. Tout visiteur étranger doit remplir en ligne la Thailand Digital Arrival Card (TDAC), dans les trois jours précédant l’arrivée. Elle est gratuite.

    1. Rendez-vous sur le seul site officiel, celui de l’immigration thaïlandaise : tdac.immigration.go.th.
    2. Indiquez vos informations de passeport, votre vol, votre adresse en Thaïlande et répondez au court formulaire de santé.
    3. Vous recevez par e-mail une confirmation avec un QR code. Gardez-la sur votre téléphone, et faites-en une capture d’écran par sécurité.

    Attention : de nombreux sites imitent le formulaire officiel et facturent 20, 50 ou 90 € pour ce service. La TDAC est gratuite : si l’on vous demande de payer, vous n’êtes pas sur le bon site.

    Une taxe touristique ? Pas encore

    Vous lirez peut-être qu’il faut payer une « taxe touristique » à l’arrivée. En septembre 2026, aucune taxe n’est encore perçue. Le gouvernement a approuvé en août 2026, sur le principe, un droit d’entrée de 450 THB par visiteur étranger, mais il ne s’appliquera qu’environ six mois après sa publication officielle. Si vous voyagez en 2027, renseignez-vous avant de partir.

    Ce qu’il ne faut surtout pas mettre dans sa valise

    Le piège numéro un pour les voyageurs européens : la cigarette électronique. En Thaïlande, les vapoteuses, les liquides (avec ou sans nicotine) et le tabac chauffé sont totalement interdits : importation, vente et possession. Les sanctions vont de la confiscation et d’une forte amende jusqu’à la prison. Laissez-les à la maison, même si vous en voyez vendre dans la rue.

    En franchise, chaque voyageur ne peut importer que 200 cigarettes et 1 litre d’alcool. Les contrôles à la douane sont réguliers.

    Argent : les bons réflexes

    • Chaque retrait avec une carte étrangère coûte environ 220 THB de frais à la banque thaïlandaise : faites peu de retraits, mais importants.
    • Quand le distributeur propose d’être débité « en euros » avec un taux garanti, refusez et choisissez les bahts : cette conversion est presque toujours défavorable.
    • Les bureaux de change de la ville offrent de meilleurs taux que l’aéroport. Les enseignes SuperRich sont réputées ; il y en a une au sous-sol de l’aéroport de Suvarnabhumi, près de la gare.

    Santé et assurance

    Aucun vaccin n’est obligatoire pour un voyageur venant d’Europe ; soyez à jour de vos vaccins habituels et demandez conseil à votre médecin. L’assurance voyage est indispensable : les hôpitaux privés de Bangkok sont excellents mais chers, et une hospitalisation peut coûter plusieurs milliers d’euros.

    La check-list avant le départ

    • Passeport valide encore six mois après l’arrivée
    • Billet retour ou de continuation
    • TDAC remplie dans les trois jours avant l’arrivée, sur le site officiel
    • Assurance voyage avec frais médicaux et rapatriement
    • Pas de cigarette électronique dans les bagages
    • Copie du passeport et de l’assurance envoyée dans votre boîte mail
    Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

    Pour aller plus loin

    Les formalités ne sont qu’un début. Le guide pratique de Mr Schaka vous accompagne de l’aéroport aux ruelles de Chinatown : transports, quartiers, adresses, cuisine, savoir-vivre et sécurité, à jour pour 2026-2027.