Bangkok est une ville sûre : la criminalité violente contre les touristes y est rare, et l’on peut se promener tard le soir dans la plupart des quartiers. Les vrais risques sont ailleurs, dans les petites arnaques. Elles sont connues depuis des décennies, mais fonctionnent toujours. Toutes reposent sur la gentillesse apparente d’un inconnu qui vous aborde spontanément, en bon anglais, près d’un site touristique.
1. « Le palais est fermé aujourd’hui »
Près du Grand Palais, un homme bien habillé, parfois se présentant comme étudiant, professeur ou policier, vous annonce que le palais est fermé : cérémonie, jour férié, prière des moines… Il vous propose d’aller voir un autre temple, « le Bouddha chanceux », avec un tuk-tuk qu’il arrête pour vous à prix dérisoire. La visite se termine dans une bijouterie ou chez un tailleur.
La parade : ne croyez personne. Allez vérifier vous-même à l’entrée officielle, rue Na Phra Lan. Le Grand Palais est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h 30 (dernière entrée), sauf lors de cérémonies royales annoncées.
2. Le tuk-tuk à 20 bahts et les pierres précieuses
Un chauffeur vous propose un tour de la ville pour 20 ou 50 THB. Il vous dépose dans une boutique de pierres précieuses où l’on vous explique, avec l’aide d’un « touriste » complice rencontré par hasard, que vous pouvez acheter des pierres détaxées et les revendre avec un gros bénéfice en Europe. Elles sont sans valeur ou largement surpayées. Des voyageurs y ont perdu des milliers d’euros.
La parade : n’achetez jamais de pierres ou de bijoux pour « investir ». Un tuk-tuk ne travaille pas pour 20 bahts.
3. Le taxi qui refuse le compteur
Le chauffeur annonce un prix forfaitaire, deux à cinq fois supérieur au compteur. C’est fréquent près des sites touristiques, des hôtels de luxe et des quartiers de sortie.
La parade : refusez poliment et prenez le taxi suivant, ou commandez un Grab ou un Bolt, au prix affiché d’avance.
4. Les rabatteurs de l’aéroport
Dans le hall des arrivées de Suvarnabhumi, des rabatteurs proposent un « taxi » ou une « limousine » à prix fixe. Un forfait de 1 000 ou 1 500 THB pour le centre-ville est une arnaque : au compteur, le trajet coûte 350 à 550 THB, plus 50 THB de supplément aéroport et les péages.
La parade : allez directement aux bornes officielles du niveau 1, qui vous attribuent un taxi, ou commandez un Grab.
5. Les faux sites TDAC
La carte d’arrivée numérique obligatoire est gratuite, mais de nombreux sites copient le formulaire officiel et facturent 20 à 90 €. La parade : utilisez uniquement tdac.immigration.go.th. Même prudence pour les réservations d’hôtels et les billetteries : passez par les plateformes connues.
Les autres pièges à connaître
- Le faux bureau d’information touristique : les vrais bureaux de la TAT (Tourism Authority of Thailand) ne vendent rien et ne vous emmènent nulle part.
- Le « cadeau » noué au poignet par un vendeur qui réclame ensuite de l’argent.
- Les bars à hôtesses de certains quartiers, où l’addition s’envole : vérifiez les prix et votre note.
- Le change dans la rue : utilisez uniquement les bureaux de change officiels.
- Les faux moines qui demandent de l’argent : les vrais moines ne mendient pas d’argent, ils reçoivent des offrandes de nourriture le matin.
Le vrai danger n’est pas une arnaque
Deux pièges coûtent bien plus cher qu’un tuk-tuk trop curieux. D’abord la cigarette électronique, totalement interdite en Thaïlande : importation, vente et possession, avec à la clé forte amende, garde à vue, voire prison. Ensuite la circulation : on roule à gauche, les passages piétons sont rarement respectés et les motos roulent souvent à contresens. Regardez des deux côtés, toujours.
Les numéros utiles
- Police touristique (anglophone, 24 h/24) : 1155
- Police : 191
- Urgences médicales : 1669
Bon à savoir : avant le départ, scannez votre passeport, votre contrat d’assurance et vos ordonnances, et envoyez-les dans votre boîte mail. En cas de vol, tout sera accessible depuis n’importe quel ordinateur.






