Les îles Similan sont un archipel de onze îles granitiques situées dans la mer d’Andaman, au large de la province de Phang Nga. Elles sont protégées par un parc national, réputées pour la clarté de leur eau et la richesse de leurs fonds, et elles ne se visitent pas comme une plage ordinaire : il faut choisir sa saison, son mode de transport et accepter un certain nombre de règles.
Voici comment préparer la visite, ce qu’on y trouve, et ce qu’il faut savoir avant de réserver.
Ce que sont les Similan
L’archipel compte onze îles, dont la plus grande, Ko Similan, donne son nom à l’ensemble. Le paysage est fait de blocs de granit empilés, de plages étroites et de forêts qui descendent jusqu’à l’eau.
Ce qui distingue les Similan, c’est le contenu : des récifs coralliens en bon état, une grande diversité de poissons, des tortues, et à certaines périodes des raies manta ou des requins-baleines. C’est l’une des meilleures destinations de plongée de Thaïlande, et la raison pour laquelle l’archipel attire autant.
La saison
C’est la première chose à vérifier : le parc national ferme pendant la mousson. L’ouverture se fait en général à la mi-octobre et la fermeture à la mi-mai, mais les dates exactes sont fixées chaque année par les autorités.
En dehors de cette fenêtre, il n’y a pas d’accès touristique : les bateaux ne partent pas et le parc est fermé. Vérifiez donc les dates de l’année où vous comptez venir, car un décalage de quelques jours peut faire échouer le projet.
Comment y aller
L’accès se fait par bateau, depuis les ports de la côte : principalement Khao Lak, et parfois Phuket ou Tap Lamu selon les compagnies.
Depuis Khao Lak, le trajet dure entre une heure et une heure et demie en bateau rapide. Depuis Phuket, comptez plus longtemps, avec un départ matinal et un transfert routier jusqu’au port. C’est la raison pour laquelle beaucoup de voyageurs dorment à Khao Lak la veille.
Excursion à la journée ou croisière
Deux formules existent. L’excursion à la journée, en bateau rapide, permet de voir deux ou trois îles, de faire du snorkeling et de rentrer le soir. C’est la formule la plus simple et la moins chère.
La croisière avec nuit à bord, sur un bateau de plongée, permet d’atteindre des sites plus éloignés, de plonger plusieurs fois par jour et d’être sur place au lever du soleil. C’est plus cher, plus engageant, et nettement plus satisfaisant pour qui veut vraiment découvrir les fonds.
Le snorkeling
Même sans être plongeur, les Similan se découvrent avec un masque et un tuba. Les sites peu profonds offrent des coraux et des poissons en nombre, et l’eau est souvent assez claire pour voir à plusieurs mètres.
Le parc demande de ne pas toucher les coraux et de ne pas se tenir debout sur les récifs : c’est une règle de base, et elle est contrôlée.
La plongée
Pour les plongeurs certifiés, l’archipel propose des sites célèbres : Elephant Head Rock, Christmas Point, ou les récifs autour de Ko Bon. Les fonds granitiques, les arches et les passages en font des plongées variées.
Les débutants peuvent faire des baptêmes encadrés, mais les meilleurs sites demandent un niveau confirmé. Vérifiez les conditions avant de réserver, et prévoyez plusieurs jours pour amortir le trajet.
Les îles principales
Ko Similan, la plus grande, offre un point de vue accessible par un sentier et une plage où les bateaux s’arrêtent. Ko Miang, la deuxième, accueille l’administration du parc et des hébergements.
Les autres îles sont plus petites, parfois rocheuses, et servent de haltes pour le snorkeling ou la plongée.
Dormir sur place
L’hébergement dans le parc est limité : quelques bungalows et des tentes gérés par l’administration, à réserver à l’avance, surtout en haute saison. Les conditions sont simples, sans luxe, et l’électricité est limitée.
C’est une expérience différente de celle d’un resort : on y va pour le calme du soir et le lever du jour sur l’eau, pas pour le confort.
Les frais de parc
L’entrée du parc national est payante pour les visiteurs étrangers, en plus du prix de l’excursion. Les tarifs peuvent évoluer : renseignez-vous auprès de l’agence, qui les inclut généralement dans son offre.
Conservez le reçu : il peut être demandé sur place.
Les règles
Le parc interdit de toucher les coraux, de nourrir les poissons, de ramasser du sable ou des coquillages, et de sortir des sentiers. Certaines plages interdisent les palmes pour protéger le corail peu profond.
Ces règles ne sont pas décoratives : l’archipel est fragile, et la fréquentation a un impact réel.
Ce qu’il faut emporter
Maillot, serviette, crème solaire adaptée aux récifs, chapeau, eau, masque et tuba si vous en avez, et un sac étanche. Évitez les crèmes solaires classiques, qui sont déconseillées dans les zones coralliennes.
Emportez aussi de l’argent liquide pour les frais éventuels, et un change sec pour le retour.
Les erreurs à éviter
Venir en mousson et trouver le parc fermé. Réserver une excursion sans vérifier l’heure de départ et la durée réelle. Partir de Phuket sans tenir compte du transfert routier. Toucher les coraux pour « mieux voir ». Et oublier que la mer peut être formée, même en saison.
FAQ
Peut-on visiter toute l’année ?
Non, le parc ferme pendant la mousson, généralement de la mi-mai à la mi-octobre.
Faut-il être plongeur ?
Non, le snorkeling suffit pour profiter, mais la plongée donne accès aux plus beaux sites.
Combien de temps prévoir ?
Une journée pour un aperçu, deux à quatre jours pour une croisière.
Peut-on y aller avec des enfants ?
Oui pour le snorkeling en bateau rapide, en choisissant une journée courte et une mer calme.
Y a-t-il du réseau ?
Très peu, voire pas du tout sur certaines îles.
Les bateaux et la mer
Les excursions se font en bateau rapide, avec une trentaine de passagers en général, ou en bateau de plongée plus spacieux. La mer peut être formée, surtout en début et en fin de saison : si vous êtes sensible au mal de mer, prenez un comprimé avant le départ et choisissez une place au centre du bateau.
Les compagnies sérieuses annulent en cas de conditions dangereuses. Ne forcez pas le départ si la mer est mauvaise : le parc n’est pas une attraction à consommer coûte que coûte.
Le parc national
L’archipel est géré par le département des parcs nationaux, avec des gardes sur place, des frais d’entrée et des règles affichées. Cette gestion explique la relative préservation des fonds, comparée à d’autres sites plus fréquentés.
Les recettes servent à l’entretien et à la surveillance, ce qui est une raison de plus de payer les frais sans chercher à les éviter.
La faune marine
Les Similan abritent des tortues marines, des poissons-perroquets, des napoléons, des platax et une grande variété de coraux durs et mous. À certaines périodes, on y croise des raies manta et, plus rarement, des requins-baleines.
Ces rencontres ne sont jamais garanties : elles dépendent de la saison, du site et de la chance. Les agences qui promettent des requins-baleines à coup sûr vendent un espoir, pas une réalité.
La météo et la mer
En début de saison, l’eau est chaude et la visibilité bonne, mais la mer peut encore être agitée. En milieu de saison, les conditions sont les meilleures. En fin de saison, la mer se lève progressivement.
La température de l’eau reste agréable toute la saison, autour de vingt-huit degrés : une combinaison légère suffit pour plonger longtemps.
Le budget
Une excursion à la journée coûte plus qu’une sortie en mer ordinaire, en raison de la distance, des frais de parc et du matériel. Une croisière de plusieurs jours est un budget plus important, à comparer avec le prix d’un séjour sur la côte.
Comparez ce qui est inclus : repas, matériel, frais de parc, transfert depuis l’hôtel. Un prix bas qui exclut tout n’est pas une bonne affaire.
Avec qui réserver
Les agences de Khao Lak proposent toutes des formules similaires ; la différence se fait sur la taille du bateau, le nombre de sites visités, la qualité du matériel et le sérieux de l’encadrement. Demandez le programme exact et le nombre de passagers.
Réservez un ou deux jours avant, et vérifiez la politique d’annulation en cas de météo. En haute saison, les meilleures croisières se réservent des semaines à l’avance.
Pour les non-plongeurs
Les Similan ne se résument pas aux fonds : les plages, les points de vue et les blocs de granit valent le déplacement, et le snorkeling donne accès à l’essentiel. Une journée bien organisée alterne deux arrêts de snorkeling, un repas et une pause sur une plage.
Si vous ne nagez pas, prévenez l’équipe : un gilet et un accompagnement peuvent être fournis, mais tout le monde n’est pas à l’aise dans une eau profonde, et mieux vaut le dire avant de monter à bord.














