Grand Curtius Liège : visite du musée, horaires, prix et quartier

Vue en hauteur sur les toits d'une ville wallonne et ses collines boisées

Par Mr Schaka ·

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Le Grand Curtius Liège, c’est un palais de brique rouge posé sur la Meuse, et derrière ses fenêtres à meneaux, des milliers d’objets qui racontent la ville : armes, orfèvrerie mosane, verre, fouilles archéologiques. J’y retourne souvent, surtout en automne, quand le quai est gris et que le musée sent la pierre et le vieux bois. Voici comment le visiter sans rien rater, puis comment prolonger la journée dans les ruelles de Féronstrée et d’Hors-Château.

Un palais Renaissance au bord de la Meuse

Le cœur du musée est le palais Curtius, construit à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle pour Jean de Corte, dit Curtius. L’homme a fait fortune dans le commerce des armes et de la poudre.

Le Grand Curtius a ouvert en mars 2009. La Ville y a regroupé des collections autrefois dispersées : le Musée d’Armes, le Musée du Verre, le Musée d’Archéologie et d’Arts décoratifs, le Musée d’Art religieux et d’Art mosan. L’ensemble occupe plusieurs bâtiments reliés entre eux, dont les hôtels Brahy, Hayme de Bomal et de Wilde, sur plus de 5 000 m². Deux entrées : Féronstrée 136, côté ville, et quai de Maestricht 13, côté fleuve.

Les collections : armes, art mosan, verre et archéologie

Les armes. Plusieurs milliers d’armes à feu et d’armes blanches, avec un fil rouge : le savoir-faire des armuriers liégeois. Même sans passion pour le sujet, on comprend vite pourquoi Liège a longtemps été une capitale de l’arme.

L’art religieux et mosan. Les ateliers de la vallée de la Meuse ont produit au Moyen Âge une orfèvrerie et une sculpture d’une finesse rare. C’est la section la plus calme, souvent la plus émouvante.

Le verre. De l’Antiquité à aujourd’hui, à partir de la collection d’Alfred Baar.

L’archéologie et les arts décoratifs. Le fonds vient de l’Institut archéologique liégeois, qui avait déjà ouvert un musée au Curtius en 1909. On passe ensuite au mobilier, aux céramiques et aux créations de Liégeois comme Jean Delcour ou Gustave Serrurier-Bovy.

Ce qu’il ne faut pas manquer

  • L’Évangéliaire de Notger, pièce maîtresse de l’art mosan, avec sa couverture d’ivoire et d’orfèvrerie.
  • La Vierge de Dom Rupert, relief en pierre d’une grande douceur, à chercher dans les salles d’art religieux.
  • Les salles d’armes, pour le contraste entre la beauté des décors et la fonction des objets.
  • Les intérieurs du palais : plafonds, cheminées, escaliers. Levez les yeux, le bâtiment est une œuvre en soi.
  • La vue sur la Meuse depuis les étages, surtout en fin d’après-midi.

Horaires, prix, durée et accès

Le musée est ouvert de 10 h à 18 h tous les jours sauf le mardi. Il ferme aussi les 1er janvier, 1er mai, 1er, 2 et 11 novembre et 25 décembre.

Le billet adulte coûte 9 €, le tarif réduit (seniors, groupes, demandeurs d’emploi) 5 €. L’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tout le monde le premier dimanche du mois (prix relevés en 2026). Comptez environ deux à trois heures pour une visite complète sans courir ; une heure et demie suffit si vous ciblez deux ou trois sections.

Depuis la gare des Guillemins ou de Saint-Lambert, le tram vers Coronmeuse s’arrête à « Curtius », juste en face de l’entrée. Pour le retour, prenez le tram direction Standard à l’arrêt « Féronstrée ». En voiture, les parkings Saint-Georges, Cité, Saint-Lambert et Saint-Denis sont à moins de 500 m. D’avril à octobre, la navette fluviale s’arrête aussi devant le musée. Le bâtiment est accessible aux personnes à mobilité réduite.

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Féronstrée et Hors-Château : le quartier d’un amateur de polar

En sortant côté ville, vous êtes en Féronstrée, longue rue commerçante qui file vers la place du Marché. Juste derrière, la rue Hors-Château change d’ambiance : pavés, façades anciennes, et de petites portes qui s’ouvrent sur des impasses, comme l’impasse de la Couronne ou l’impasse des Ursulines. On y entre presque en s’excusant. Le bruit de la ville s’arrête net.

Un soir d’automne, c’est le décor idéal pour quelqu’un qui aime les romans policiers. La nuit tombe tôt, la lumière jaune des lanternes glisse sur les pavés mouillés, et l’escalier de la montagne de Bueren, avec ses 374 marches, monte dans l’obscurité vers les coteaux de la Citadelle. On imagine sans peine un témoin qui hésite au coin d’une cour, un rendez-vous manqué, une silhouette qui disparaît vers la Meuse.

À deux pas, la cour des Mineurs abrite un autre musée que j’aime beaucoup : le Musée de la Vie wallonne et ses marionnettes. Le dimanche matin, le marché de la Batte s’étire sur les quais, juste devant le Grand Curtius.

Conseils pratiques de Mr Schaka

  • Visez le premier dimanche du mois pour l’entrée gratuite, mais attendez-vous à plus de monde.
  • Arrivez vers 15 h en automne : vous finissez la visite à 18 h, à l’heure où le quartier devient le plus beau.
  • Ne venez pas un mardi, ni les 1er, 2 et 11 novembre.
  • Le dimanche, l’accès aux parkings Cité et Saint-Georges change à cause du marché : préférez le tram.
  • Prenez de bonnes chaussures pour Bueren et les impasses, les pavés sont glissants quand il pleut.
  • Pour remplir le reste du séjour, voyez mes idées pour un week-end à Liège.

Questions fréquentes

Le Grand Curtius est-il ouvert le lundi ?

Oui. Le musée est ouvert du mercredi au lundi, de 10 h à 18 h. Il est fermé le mardi et certains jours fériés.

Combien coûte l’entrée au Grand Curtius ?

9 € en tarif plein, 5 € en tarif réduit. C’est gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois (prix relevés en 2026).

Combien de temps faut-il prévoir pour la visite ?

Environ deux à trois heures pour tout voir tranquillement. Ajoutez une heure pour flâner ensuite dans Hors-Château et monter la montagne de Bueren.

Couverture du livre

Le livre

Liège, ses ruelles et ses musées servent de décor au Carnet d’Oscar, la série polar de Mr Schaka : des enquêtes courtes qui se lisent comme une promenade dans la ville.

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