Comment voir des éléphants en Thaïlande sans cautionner la maltraitance ?

Par Mr Schaka ·

·

L’éléphant est le symbole du pays, et le tourisme qui l’entoure est l’un des plus troubles d’Asie du Sud-Est. La bonne nouvelle : il est possible de voir des éléphants sans financer la captivité de cirque. À condition de savoir ce qu’on regarde.

Le critère qui ne trompe pas

Un éléphant qui porte un touriste n’est pas un éléphant libre. Le dressage nécessaire pour accepter un siège sur le dos passe par des méthodes douloureuses, et personne ne l’efface. Un lieu qui propose le « riding » n’est donc pas un refuge, quel que soit son nom.

Les quatre autres signes

Regardez si les animaux peuvent se déplacer librement, s’il y a des chaînes — même « pour la nuit » —, combien de visiteurs par jour, et si l’on vous propose de les laver. Le bain forcé, très photogénique, est devenu un spectacle ; beaucoup de refuges sérieux l’ont abandonné.

Demandez aussi ce que deviennent les éléphants âgés, et d’où ils viennent. Un refuge qui achète ses animaux entretient le marché. Un refuge qui accueille des bêtes récupérées du travail ou du tourisme raconte une autre histoire.

Où les voir vraiment libres

La meilleure façon de voir un éléphant en Thaïlande ne passe par aucun camp : c’est le parc national de Kui Buri, où l’on observe des hardes sauvages depuis des points fixes, au lever ou au coucher du soleil. On n’y touche rien, on n’y nourrit rien, et c’est précisément pour cela que ça vaut le déplacement.

Infos pratiques

Réservez directement auprès du lieu, pas par un intermédiaire qui prendra une commission sans contrôle. Comptez une demi-journée, prévoyez de l’eau, et acceptez de ne pas tout voir : un éléphant qui dort derrière un arbre est un éléphant tranquille.

Enfin, méfiez-vous du mot « sanctuaire ». Ce n’est pas un label, c’est un argument commercial. Les mots « réserve » et « fondation » ne valent pas mieux. Seuls les faits comptent : pas de siège, pas de chaîne, pas de bain forcé.

#Thailande #Elephants #MrSchaka

FAQ

Peut-on encore monter à dos d’éléphant de façon acceptable ?

Non. Le dressage nécessaire repose sur des contraintes douloureuses, quelle que soit la douceur affichée par l’établissement.

Nourrir un éléphant, est-ce grave ?

Cela peut être encadré et sans douleur, mais vérifiez que l’animal vient de lui-même et que la nourriture fait partie de son alimentation habituelle.

Où voir des éléphants sauvages ?

Dans les parcs nationaux, comme Kui Buri, avec des observatoires aménagés. La distance fait partie de l’expérience.

À lire aussi

Couverture de BANGKOK – Le guide pratique

Pour aller plus loin

Pour préparer votre séjour, le guide pratique de Mr Schaka réunit l’essentiel de Bangkok : transports, quartiers, adresses, cuisine, savoir-vivre et sécurité, à jour pour 2026-2027.

Le courrier de Mr Schaka

Recevez les prochains articles

Bangkok, les enquêtes d’Oscar, des extraits inédits et les nouveaux guides de Thaïlande : un e-mail quand un nouvel article ou un nouveau livre paraît, rien d’autre. Désinscription en un clic.

À lire sur le site