Voyager en Thaïlande après 50 ans, c’est tout à fait possible, et souvent plus agréable qu’à 25 ans : on prend son temps, on choisit mieux. Le secret tient en trois mots : rythme, confort et bonne préparation. Voici ce qui fonctionne vraiment sur place.
Choisir sa saison : la chaleur décide de tout
Selon le portail officiel du gouvernement thaïlandais, le pays connaît trois saisons. La saison chaude va de mi-février à mi-mai, avec des maximales souvent entre 35 et 39 °C, parfois plus de 40 °C vers la mi-avril. La saison des pluies court de mi-mai à mi-octobre. La saison fraîche, de mi-octobre à mi-février, est la plus douce pour le corps.
Si vous supportez mal la chaleur, visez novembre à janvier. Les soirées sont plus agréables, surtout dans le Nord. Pour le détail mois par mois, lisez notre article quand partir à Bangkok.
Rythmer ses journées
Faites comme les Thaïlandais. Sortez tôt, entre 7 h et 11 h : marchés, temples, promenades. Entre midi et 16 h, rentrez au frais pour une sieste ou un moment à la piscine. Ressortez vers 17 h, quand la lumière baisse : marchés de nuit, bord du fleuve, dîner en terrasse. Une grande visite par jour suffit.
Des destinations confortables
Inutile de courir tout le pays. Quatre étapes se prêtent très bien à un voyage tranquille.
- Bangkok : à parcourir en BTS, le métro aérien climatisé, plutôt qu’à pied en plein soleil. Tout est expliqué dans notre guide pour se déplacer à Bangkok.
- Hua Hin : station balnéaire calme, à environ 200 km au sud-ouest de Bangkok, soit 3 h à 3 h 30 de route. Plage, promenades, ambiance familiale.
- Chiang Mai : ville du Nord à taille humaine, plus fraîche en saison sèche, riche en temples et en cafés. Environ 1 h 10 de vol depuis Bangkok.
- Koh Samui : île bien équipée, avec son propre aéroport. Environ 1 h à 1 h 30 de vol depuis Bangkok, sans enchaîner bus et ferry.
Deux ou trois étapes pour trois semaines, c’est un bon rythme. Chaque changement d’hôtel coûte une demi-journée d’énergie.
Se déplacer et dormir sans s’épuiser
Les transports
Pour les longues distances, l’avion intérieur est le plus reposant : les vols durent souvent à peine plus d’une heure. Le train de nuit reste une belle expérience. Entre Bangkok et Chiang Mai, il part de la gare Krung Thep Aphiwat et met environ 12 h 30 à 13 h 45. Prenez une couchette basse, plus large. En 2e classe climatisée, comptez environ 760 à 1 040 THB ; en 1re classe, en compartiment fermé, environ 1 250 à 1 650 THB selon le train (prix relevés en 2026, à vérifier lors de la réservation).
En ville, l’application Grab permet de commander une voiture avec un prix affiché à l’avance.
Les hôtels
Vérifiez trois points avant de réserver : un ascenseur, une chambre pas trop loin de celui-ci, et une station de BTS ou une file de taxis à proximité. Beaucoup de petits hôtels de charme n’ont que des escaliers.
Santé, assurance et longs séjours
Avant le départ, consultez votre médecin traitant quelques semaines à l’avance. Emportez vos ordonnances et vos médicaments en quantité suffisante, dans leur boîte d’origine, en bagage cabine. Souscrivez une assurance voyage qui couvre les frais médicaux et le rapatriement : les hôpitaux privés de Bangkok sont réputés, mais coûteux. Lisez bien les limites d’âge du contrat.
Rester plus longtemps
Depuis le 15 septembre 2026, le séjour sans visa des touristes, Belges et Français compris, est passé de 60 à 30 jours. Pour passer tout l’hiver sur place, il faut donc un visa.
Le visa non-immigrant O-A (long séjour) existe toujours en 2026 pour les 50 ans et plus. D’après l’ambassade de Thaïlande à Vienne, il demande notamment 800 000 THB sur un compte ou un revenu mensuel d’au moins 65 000 THB, une assurance santé d’au moins 3 000 000 THB (ou 100 000 USD), un extrait de casier judiciaire et un certificat médical. Il permet un séjour d’un an, avec une déclaration à l’immigration tous les 90 jours. La demande se fait en ligne, sur le site officiel e-Visa. Les règles changent souvent : vérifiez toujours auprès de l’ambassade de Thaïlande de votre pays avant de réserver.
Une culture qui respecte l’âge
Bonne surprise : en Thaïlande, l’âge inspire le respect. Les plus jeunes saluent les aînés les premiers, avec le wai, mains jointes. Dans le BTS, des places sont réservées aux personnes âgées, et on vous en cédera souvent une. On vous appellera peut-être « lung » (oncle) ou « pa » (tante), un mot affectueux. Rendez la politesse : un wai, un sourire, de la patience.
Mr Schaka, la cinquantaine, a d’ailleurs raconté ses propres trois mois en Thaïlande dans « La Saison du souffle ».
Conseils pratiques de Mr Schaka
- Une seule grande visite par jour, de préférence le matin.
- Toujours une bouteille d’eau, un chapeau et de la crème solaire dans le sac.
- Couchette basse dans le train, siège côté couloir dans l’avion pour se lever facilement.
- Des chaussures fermées et légères : les trottoirs de Bangkok sont souvent inégaux.
- Une photo de vos ordonnances et de votre contrat d’assurance dans le téléphone.
- Un jour de repos complet après chaque long trajet.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour voyager en Thaïlande après 50 ans ?
La saison fraîche, de mi-octobre à mi-février, et surtout de novembre à janvier. Évitez si possible avril, le mois le plus chaud.
Peut-on rester trois mois en Thaïlande sans visa ?
Non. Depuis le 15 septembre 2026, l’exemption de visa est de 30 jours pour les Belges et les Français. Pour un long séjour, renseignez-vous auprès de l’ambassade de Thaïlande.
Le visa O-A est-il réservé aux retraités ?
Non, il est ouvert dès 50 ans, à condition de remplir les critères financiers, d’assurance et de casier judiciaire.














